À la suite des conclusions du rapport Guinchard (2008) préconisant de placer la médiation familiale au coeur du dispositif de résolution amiable des conflits familiaux cet article a pour objectif de confronter le discours sur la médiation familiale – souvent enchanté – à la réalité des pratiques et de ses effets. Deux sources de données ont été mobilisées : d’une part, le bilan annuel d’activité des services de médiation familiale conventionnés et, d’autre part, une évaluation réalisée dans les services de médiation des caisses d’Allocations familiales. L’étude vise à décrire l’activité des services de médiation et à évaluer l’impact de la médiation sur la résolution des conflits (accords, amélioration relationnelle, aucune avancée) et s’intéresse aux facteurs pouvant expliquer l’issue des médiations (caractéristiques sociodémographiques des participants, caractéristiques des conflits) ; elle s’interroge, en outre, sur la notion de « médiation interrompue ». Les résultats concernant l’appréciation par les bénéficiaires des processus de médiation sont également présentés.