unicef_enfants-roms_ksiazek-afp.jpgLe gouvernement a adopté le 26 août 2012 une circulaire interministérielle préconisant de rechercher des solutions de relogement avant de procéder à l’évacuation d’un campement illicite, notamment de populations roms. Elle prévoit de mettre en place des diagnostics individualisés des personnes, afin de mieux prendre en compte leurs besoins et éviter notamment la déscolarisation des enfants et maintenir le suivi médical.
Mais “plus de neuf mois après sa publication”, le collectif national Droits de l’homme Romeurope a recensé que “sur plus de 100 opérations d’évacuation de lieux de vie sans titre, moins d’une situation sur dix a fait l’objet d’un diagnostic préalable”, et “moins d’un tiers aurait été suivi de propositions d’hébergement”. Alors que la circulaire prévoit de recourir à court terme à l’hébergement d’urgence, “dans de nombreuses situations, aucune solution, même transitoire ou d’urgence, n’est prévue pour les familles”, contraintes d’errer à la recherche d’un nouvel espace où se réfugier.

Illustration : Unicef