Conseil_de_l__Europe.jpgSelon les Statistiques pénales annuelles de 2012 publiées aujourd’hui par le Conseil de l’Europe, les États européens ne parviennent pas à réduire significativement la surpopulation carcérale en dépit du nombre croissant de délinquants suivis par des services de probation.
De 2011 à 2012, le nombre de détenus dans les prisons européennes a reculé de 99,5 à 98 détenus pour 100 places disponibles. Si le nombre de personnes incarcérées a diminué de 90 000 (1 737 000 détenus en 2012, soit une diminution de 5%), la surpopulation est demeurée un problème grave dans 21 administrations pénitentiaires en Europe. C’est en Serbie, en Italie, à Chypre, en Hongrie et en Belgique que la situation reste la plus difficile.
Les rapports concluent que les instances judiciaires prononcent souvent des peines de prison très courtes, ce qui signifie qu’en moyenne 20% des détenus purgent des peines de moins d’un an. Bien qu’on note une augmentation significative du nombre de personnes placées sous contrôle ou soutien des services de probation, souvent, beaucoup de pays n’introduisent pas suffisamment de peines alternatives à l’emprisonnement, et recourent rarement à ces dernières comme peines de substitution à la détention provisoire : seuls 7% des accusés en attente de jugement sont placés sous la supervision des services de probation.