Comme toutes les crises, celle du coronavirus frappe d’abord les moins protégés de notre société.
Le niveau de vie détermine la surface dont dispose chacun dans son logement et être confinés à cinq dans un deux-pièces n’est pas la même chose que de l’être dans une maison avec jardin.
À l’école, les enfants prendront d’autant moins de retard que leurs parents pourront prendre le relais des enseignants.
L’effondrement de l’activité économique fait chuter l’emploi. Une partie de la population en emploi précaire, déjà fragile et inquiète, l’est encore plus aujourd’hui. Le chômage frappe d’abord les peu qualifiés et les salariés en contrat court. L’intérim s’arrête. Les petits indépendants paient très cher le prix de la crise. Il faudra des mois pour se relever du trou d’air actuel.
Les conséquences sanitaires sont les plus lourdes. Certaines professions parmi les plus mal rémunérées de notre pays, comme les aides-soignantes, les livreurs ou les caissières sont les plus exposées à l’épidémie. Les personnes les plus en danger sont celles qui souffrent déjà de maladies chroniques dont on sait qu’elles sont en partie liées aux inégalités sociales. La situation des sans-abri et plus largement de tous ceux qui vivent dans des logements de fortune dans des conditions déjà dramatiques, est préoccupante.