Didier_Lapeyronnie.jpegUne voix singulière et courageuse de la sociologie s’est éteinte le 12 septembre, à Bordeaux. Didier Lapeyronnie, né le 29 avril 1956 à Pomport (Dordogne), a été formé en science politique et en sociologie dans la capitale girondine. Il a été chargé de recherche au CNRS dans le laboratoire d’Alain Touraine à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), puis professeur à l’Université de Bordeaux et à Sorbonne Université. Jeune chercheur, Didier Lapeyronnie a mené des recherches sur le mouvements étudiant des années 1980 et, au début des années 1990, sur les mobilisations liées à la fin du communisme en Roumanie. Puis il a consacré l’essentiel de ses travaux aux « quartiers d’exil » où, depuis les années 1980, les immigrés et les plus pauvres d’entre nous ont remplacé la classe ouvrière et les employés, ces quartiers où éclataient régulièrement les « émeutes juvéniles » à la suite des violences policières.

J'ajoute pour ma part, d'abord que Didier était un grand professeur, qui a fait aimer la sociologie à des milliers d'étudiants, ensuite que c'était un homme simple, bon, extrêmement cultivé, bourré d'humour et un ami fidèle et attentionné.

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