Dossier_CIRAP.jpgLes attentats terroristes que la France a pu connaître ces dernières années ont entraîné, dans leur souffle, nombre de chercheurs de disciplines diverses (sciences politiques, psychologie, histoire, sociologie, sciences cognitives, etc...) à conduire des travaux sur ce qu’il a été convenu d’appeler, très vite, la « radicalisation ». L’insuffisance du mot, ses définitions imprécises, son glissement rapide de l’espace politico-médiatique à l’espace scientifique (partie 1 de ce rapport), n’ont pourtant pas toujours su retenir les élans scientistes de certains chercheurs qui ont pensé qu’effectivement, les facteurs explicatifs des attentats, et donc des passages à l’acte, seraient à trouver dans ce phénomène obscur qu’est la « radicalisation », en oubliant parfois la forme circulaire des raisonnements.
La radicalisation est, en réalité, une notion qui n’est pas clairement définie. Ce dossier thématique prend au sérieux ce fait. Il en examine les conséquences pratiques pour les professionnels pénitentiaires ; il en révèle aussi les conséquences politiques liées à l’introduction de la prédiction des comportements.